Les enfants du patrimoine

Dans le cadre des Journées du Patrimoine, 2 classes de l’école élémentaire ont découvert un pan de l’histoire locale. Proposée par la Métropole, cette balade patrimoniale d’Epinay était commentée par une guide conférencière. Les élèves ont visité l’église et observé le pigeonnier.

Inès, élève de CM2 a retenu de cette visite les informations suivantes :

Le pigeonnier :

  • A la Révolution française, il y avait 3 colombiers sur le village (Meslay, Epinay, Branville).
  • Les pigeonniers permettaient aux seigneurs de disposer, sans travailler, de viande fraiche.

L’église :

  • L’église d’Epinay est plus petite que celle de Saint Aubin.
  • Toute l’église a été reconstruite à l’exception du porche.
  • Il manque la main de la statue de la Vierge.
  • Le lieu était réputé pour ses pèlerinages, notamment à cause de la statue de Saint Lubin qui selon la croyance possédait le pouvoir de guérir toutes les maladies de peau.
  • Plusieurs personnes ont été inhumées autour ou sous l’église. Au Moyen Age, des personnes achetaient par avance ces sépultures  croyant que cela leur porterait chance.

Pour compléter son propos, voici quelques précisions :

L’église :

  • C’est autour de l’église d’Epinay, à partir du 11 et 12 ième siècle, que va se constituer le premier village.
  • A Epinay sur Aubette, l’église, dédiée à la Ste Vierge, était le fief de l’abbaye de St Ouen. Les religieux vendirent leur terre en 1564, mais se réservèrent le droit de présenter à la cure.
  • Cette église connaîtra de nombreux remaniements jusqu’aux  16 et 17 ième siècle où elle prendra la forme que nous lui connaissons aujourd’hui. Elle a été entièrement refaite à cette époque d’après un devis de l’architecte Jacques Louis GALLOT. Profitant de la réparation de la toiture, on a déplacé le clocher vers l’ouest pour le mettre au-dessus du portail. La porte est précédée d’un porche en bois à claire-voie.
  • A la Révolution française, la présence de plusieurs colombiers sur le village (Meslay, Epinay, Branville) va déclencher des réactions. En effet, les colombiers étaient perçus par les paysans comme une terrible injustice. Car ils permettaient aux seigneurs de disposer, sans travailler, de viande fraiche; les pigeons se nourrissant sur les terres cultivées par ces paysans. Pour la première fois, un document est signé par les habitants: les cahiers de doléances. Le dimanche 27 novembre 1791, 50 familles se sont réunis dans l’église d’Epinay pour nommer un maire et un procureur à l’issue de la messe paroissiale. A la pluralité des voix par scrutin a été réélu Jean Dehors laboureur pour Maire et Pierre Lefebvre aussi laboureur pour procureur ce qu’ils ont accepté et signé avec les citoyens actifs de la commune.
  • La toile centrale représente l’Assomption de la Vierge. Ce tableau a été probablement offert par l’abbaye, lors d’un vœu.
  • Statut décapitée : Lors de la réfection de la chapelle, on a retrouvé les restes d’une statue « décapitée »  de la Vierge datant du XIIIe ou XIVe siècle. Elle était enterrée dans les soubassements.
  • Pierre tombale des Seigneurs du Meslay : Sur les hauteurs, les seigneurs du Meslay, essentiellement une dynastie de capitaines de la ville de Rouen, dominent la vallée. Plusieurs seigneurs se font enterrer à Epinay. Un signe est encore présent: à l’intérieur de l’église, sur une pierre tombale, est dessiné un blason supportant deux hermines et trois tours. Une pierre tombale rappelle l’un des capitaines de la ville de Rouen de la famille du Meslay, seigneurs du lieu.
  • La cloche : La cloche nommée Louise Joséphine a été offerte par la propriétaire du domaine du Meslay en 1851.
  • Le retable : Le retable du XVIIe siècle orne le choeur de la chapelle. Il proviendrait d’une église des environs de Boos.
  • L’église a été réhabilitée par les habitants du hameau dans les années 1980.
Les enfants du patrimoine

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